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Si la course à la haute résolution angulaire remonte à l’introduction de l’optique dans les instruments astronomiques au début du XVIIe siècle, c’est Fizeau qui en 1868 eut le premier l’idée de recourir à l’interférométrie pour accroître la résolution d’un télescope. La première mesure de diamètre stellaire ne fut réalisée qu’en 1920 – à l’aide d’un interféromètre que Michelson avait installé sur le télescope géant de 100 pouces du Mont-Wilson.
 
Dans les années 1970 Antoine Labeyrie imagina de remplacer l’interféromètre de Michelson – qui nécessite un très grand télescope – par le couplage interférométrique de petits télescopes. C’est à l’observatoire de Nice qu’en 1974 A. Labeyrie réussit pour la première fois à faire interférer la lumière d’une étoile captée par deux petits télescopes, ouvrant ainsi avec cet « Interféromètre à deux télescopes » (I2T) la voie aux grands interféromètres actuels du Chili et de Hawai.

Créé le 1er janvier 2000 dans le cadre de la chaire d’astrophysique observationnelle du Collège de France dont A. Labeyrie est titulaire depuis 1990, le Laboratoire pour l’Interférométrie Stellaire et Exoplanétaire (LISE) a pour thématiques 
• la recherche instrumentale dans le domaine de l’imagerie astronomique à haute résolution angulaire,
• les observations ultrasensibles que rendent possibles ces nouveaux instruments. 
 
Initialement basé avec l’équipe du LISE à l’Observatoire de Haute-Provence, Antoine Labeyrie a rejoint l’Observatoire de la Côte d’Azur en 2006. Le LISE est officiellement hébergé à l’Observatoire de la Côte d’Azur depuis le 1er janvier 2012. Composée de personnels du Collège de France, du CNRS, d’universités et observatoires, mais aussi d’astronomes amateurs et d’associés bénévoles aux profils très divers, l’équipe du LISE collabore étroitement avec le groupe de recherche transverse « Méthodes physiques pour l’observation » de l’UMR Lagrange de l’OCA.
 
Les travaux du laboratoire portent sur :
• l’étude de nouveaux concepts optiques permettant d’accroître la puissance des observations en astronomie,
• l’expérimentation en laboratoire ainsi que la réalisation de prototypes précurseurs de grands instruments visant à accroitre à la fois la résolution angulaire et la dynamique des images, 
• l’observation astronomique au delà des limites existantes,
• l’interprétation des données observationnelles.
 
Parmi les applications astrophysiques de l’instrumentation que développe le laboratoire figurent
• les exoplanètes : observation directe et recherche de la vie,
• la physique stellaire,
• les noyaux actifs de galaxie,
• les sursauts gamma,
• les lentilles gravitationnelles et la cosmologie.
 

Certains projets instrumentaux sont candidats pour des programmes futurs de l’ESO et des agences spatiales (ESA, NASA). 

Vue vers l’ouest du vallon de la Moutière (Bayasse, Uvernet-Fours), site de l’hypertélescope de l’Ubaye © MR